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univers:ryzom:fakuang:001

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univers:ryzom:fakuang:001 [03/10/2017 13:57] (Version actuelle)
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 +====== Des jours paisibles ======
  
 +Une vie classique dans une tribu classique. ​
 +
 +Enfin, quelque chose comme ça. 
 +
 +Certes, le concept d'​amusement pour les jeunes de la tribu consistait à courser les Zoraïs solitaires qui s'​aventuraient de ce côté de la jungle. Le jeu prenait toute sa saveur quand ils arrivaient à rabattre les pourchassés sur les kinchers qui pullulaient dans la région. ​
 +Certes, la cérémonie de passage à l'âge adulte consistait à verser pas mal de sève, la sienne, à s'​attaquer à des bestioles supposées intuables (les kamis) et à survivre à un certain nombre de mutilations.
 +Certes, l'​idée d'une bonne journée pour les siens consistait à avoir traumatisé un maximum de monde. Et si on ne trouvait personne en dehors de la tribu, on pouvait toujours s'​amuser entre soi. 
 +
 +Une vie saine dans un climat sain ! Les jours s'​écoulaient presque paisiblement dans la tribu des Antekamis. Les siens prenait des paris stupides avec la mort, ils testaient la résistance homine à tout un tas de trucs intéressants,​ et tout le monde s'​amusait. La Karavan les embauchaient parfois pour quelques missions, leur donnant la résurrection au passage. C'​était pratique mais aucun Antekami ne louait le nom de Jena. Il était juste question d'​accord utile. Le Cercle noir les fournissaient en drogues diverses, prix bas sur les préférées,​ parfois en cadeau quelques potions à tester... et suivant l'​humeur des membres de la tribu, ils jouaient aux cobayes ou trouvaient ce qu'il leur fallait dans la jungle. Min Cho était assez proche, la région attirait des foreurs imprudents. ​
 +
 +Fakuang avait passé son rite de nombreuses années auparavant, dévoué sans faille à la philosophie des siens. Chaque année, il tentait d'​enlever un peu plus de son masque. C'​était à chaque fois plus dur : il ne restait que l'​essentiel. Pousser le fanatisme trop loin finissait par détruire la graine de vie et il aimait trop la vie pour s'​arrêter maintenant. Une bonne compagnie, des bon moments, que demander de plus ? Juste un peu plus de Zoraïs pour augmenter la taille de la tribu, peut-être. Et d'​autres un peu moins suspicieux, afin de se marrer. Comme la fois où ils avaient choppé ce garde qui s'​était un peu trop éloigné. Ils l'​avaient traîné jusqu'​à la Souche Flétrie et l'​avaient suspendu par les pieds au dessus d'une des plates-formes. Puis ils avaient rabattu un kincher sur la plate-forme en question et bouché l'​entrée derrière lui. Ça avait été un bon moment. Mais quand les gardes étaient en patrouille, difficile d'en enlever un ou deux, ils se défendaient mieux. ​
 +
 +Le Promontoire des Kipees restait la zone préférée de Fakuang. À deux pas du camp, il y avait de nombreuses sources autour qui, suivant les périodes, amenaient plus ou moins de monde. Dans le lot, il y avait toujours des innocents qui n'​avaient pas entendu parler de leur tribu et qui venaient les voir pour tenter d'​échanger leurs matières. Ils ressortaient rarement en un seul morceau. ​
 +
 +Cette année là avait amené un petit groupe qui fleurait bon le réfugié ignare. Plus d'une fois les Antekamis les avaient observés, amusés, attendant le bon moment. Il y avait des Zoraïs dans le lot. Les Zoraïs avaient souvent droit à un traitement à part : avant de trop les martyriser, on vérifiait leurs allégeances. Parfois l'un d'eux avait cette petite étincelle de haine qui ne demandait qu'à grandir. Accueillir un nouveau venu était toujours agréable.
 +
 +Puis les foreurs vinrent moins souvent tandis que le froid s'​installait. L'​hiver serait bientôt là. Mais l'une restait et se retrouvait de plus en plus souvent seule.
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 +Fakuang l'​épiait. Si elle n'​était pas repartie avec les autres, c'est qu'​elle passait plus de temps à rêvasser qu'à piocher. Son sac se remplissait bien moins vite. Elle ne faisait pas que regarder le ciel en chantonnant : parfois elle restait des heures à fixer des brindilles ou à faire sonner les psykoplas, ou bien elle suivait Tin-Bok-Hai dans ses déambulations. Et elle couvrait de notes un petit carnet. Fakuang était curieux de savoir ce qu'il y avait dedans. Et surtout ce qu'il y avait dans la tête de cette étrange Zoraïe. Elle ne semblait pas du genre recrutable, trop souriante pour ça, mais effrayable à moindre frais, sans doute. Quoi qu'il en soit elle était à présent des heures seules ici... ce qui était vraiment une mauvaise idée pour elle.
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univers/ryzom/fakuang/001.txt · Dernière modification: 03/10/2017 13:57 (modification externe)